Les impostures de l’écriture web

Les impostures de l'écriture web

L'écriture numérique doit répondre à un cahier des charges bien précis selon les gourous du Net. Il y a beaucoup de bêtises, là dedans...

Guide de survie avec son geek

Guide de survie avec son geek

Pour un journaleux, le "geek" n'est pas toujours d'abord facile. Voici quelques astuces pour faciliter le dialogue.

Le marketing édito n’est pas le diable

Le marketing éditorial n’est pas le diable

Brand-content, nature advertising... Le “publi-édito” fait son come-back. Pas forcément dramatique sous certaines conditions

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Théories du complot : pourquoi elles persistent (voire se développent) ?

©Victoria Nevland en CC via Flickr.com

©Victoria Nevland en CC via Flickr.com

A l’occasion du 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, j’ai constaté que le complotisme se portait bien. Comment expliquer cela, à l’heure où les moyens de s’informer n’ont jamais été si faciles d’accès ?

Il faut d’emblée préciser qu’il y a des raisons objectives au développement de celles-ci, comme je l’explique dans mon article les théories du complot ne sont pas totalement irrationnelles

Les électeurs, citoyens, lecteurs doutent de plus en plus de leurs dirigeants, et pour cause ! On leur a menti très souvent : Guerre du Golfe “propre”, fausses armes de destruction massives en Irak, le nuage de Tchernobyl qui s’arrête aux frontières… Il suffit pour s’en convaincre de lire l’histoire secrète de la Ve République qui rappelle tous les scandales d’Etat plus ou moins connus. Les politiques paient ainsi le prix de leurs mensonges récurrents aux citoyens. Oui, la raison d’Etat a été utilisée de nombreuses fois pour cacher des informations aux citoyens, et évidemment pas que pour “l’intérêt supérieur de la nation”. Sur une tentative de manipulation révélée (le Watergate), combien restées ignorées ? 

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Twitter devient diffuseur TV : pourquoi cette stratégie est vouée à l’échec

©Gary Lund via Flickr.com en CC

Twitter lorgne sur notre bon vieux poste de TV – ©Gary Lund via Flickr.com en CC

En proposant la diffusion d’évènements en direct, Twitter change de paradigme. Jusqu’alors plateforme qui permettait à d’autres de communiquer, Twitter cherche maintenant à attirer une audience en propre. Cette stratégie ne sert ni les usagers, ni ses partenaires.

Twitter poursuit sa stratégie de live streaming. Le site de microblogging vient en effet de conclure un nouvel accord pour diffuser trois émissions de Bloomberg.

Ceci fait suite à ses annonces récentes d’acquérir les droits de diffusion de gros évènements américains. En 2016, Twitter va diffuser en streaming 10 matches de football américain du jeudi soir, co-diffuser les conventions démocrates et républicaines, et négocierait aussi avec la NBA et la MLS (football)…

Cet été, le réseau social a d’ores et déjà effectué des essais en diffusant les plateaux d’ESPN pendant Wimbledon. L’idée derrière l’acquisition de droits sportifs serait donc de diffuser d’un côté de l’écran l’évènement, et de l’autre les tweets qui y sont associés. Voir ci-dessous :

Plateaux ESPN Twitter-Wimbledon

Séduisante sur le papier – Twitter devenant un vrai média et non plus un agrégateur de contenus – cette stratégie semble coûteuse et vaine.

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Tendances du content marketing : le déclin accéléré des contenus “mous”

Le déclin des contenus mous ©erban en CC via flickr.com

Le déclin des contenus mous ©erban en CC via flickr.com

Le contenu de marque – réalisé en interne (brand content) ou par les médias (en propre ou “branded-content”) est désormais soumis à une féroce concurrence. Le “temps de cerveau disponible” se réduit, il faut être de plus en plus efficace, ou occuper des territoires nouveaux. 

1- La qualité de l’attention prend le pas sur la quantité

Le tsunami de contenus qui s’est abattu sur les lecteurs/consommateurs est tel, qu’il a conduit à une diminution de leur attention, avec comme corolaire, un problème d’efficacité publicitaire. Celle-ci s’est traduit par une lente érosion des tarifs sur la publicité display traditionnelle sur le web.

Le CPM n’a cessé de chuter sur les bannières et pose aujourd’hui un sérieux problème de financement des médias qui avaient opté pour ce modèle unique. Pour les annonceurs – longtemps dindons d’une farce médiatique qui surévaluait l’impact réel des campagnes – est venu le temps de produire leurs propres contenus ou de faire produire, mais avec un souci de capter l’attention réelle des lecteurs.

Côté médias, la solution principale a été jusque-là, de compenser le déclin du tarif à l’unité par le volume, ce qui a déformé les lignes éditoriales des producteurs d’information, de plus en plus tentés par des sujets “faciles”, fortement apporteurs de trafic : dramatiques, polémiques, pratiques sur des sujets à fort enjeu (immobilier, classement des hôpitaux…). Une dramatisation et polémisation qui se sont accentuées avec l’apparition de Facebook pour qui la seule valeur repose jusqu’à nouvel ordre sur l’engagement (taux de clics, likes et partages).

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Producteurs de contenus, parlez moins, écoutez plus !

Medias et producteurs de contenus, écoutez vos lecteurs !

©stankus en CC via flickr.com

Récemment, Romain Saillet invitait fort justement les médias à “produire moins et à diffuser plus” sur les plateformes video. J’ajouterais qu’ils devraient aussi s’appuyer beaucoup plus sur les données de leurs lecteurs, en amont, comme en aval de la production de contenus.

1- ECOUTER DAVANTAGE, POUR PRODUIRE DES CONTENUS PLUS PERTINENTS

La plupart des marques, médias ou institutions se servent des réseaux sociaux comme d’un nouveau canal de diffusion. Difficile de perdre ses habitudes de locuteur unidirectionnel descendant !

Ils oublient que les plateformes sociales sont aussi un formidable observatoire des besoins utilisateurs et un moyen d’améliorer la qualité de leur offre, comme l’a bien compris Starbucks qui interroge ses clients pour développer de nouveaux produits

Les réseaux sociaux sont un endroit idéal pour pratiquer “l’information à la demande”, via sondages ou appels à questions. C’est ce que font les Décodeurs du Monde avec un système de vote, pour identifier les questions les plus récurrentes.

Voilà un bon moyen de faire d’une pierre deux coups, puisque cela décuple aussi le pouvoir de diffusion des contenus conçus de cette manière, comme j’ai pu le vérifier ici ou .

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Smileys, emojis, emoticônes, hashtags… pourquoi ils sont devenus incontournables

Publié le 1 avril 2016, par dans Sociologie web.
smileys, emojis, emoticons : l'addiction ?

Explosion des emojis : non, la société ne part pas en sucette. ©baconizedhameister via flickr.com

La propagation de ces petits visuels colorés ne tient pas tant à la ludification du monde, qu’à un besoin de communiquer efficacement.

Le succès des smileys, “emoticônes”et emojis (prononcer emodji) ou encore “stickers”– se confirme. Pas une application sociale ou une messagerie qui ne les ait ajoutés à ses fonctionnalités : Facebook, Twitter, Snapchat ou encore des logiciels professionnels, comme Slack. Les requêtes des Français sur Google attestent d’ailleurs de cette popularité croissante :

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Médias, épargnez-nous – s’il vous plaît – la vacuité des professionnels de “la com'”

Papier bulle, vide communicationnel

Les polémiques vides se succèdent et éclatent, les unes après les autres / ©cotaro70s en CC via flickr.com

En relayant des polémiques futiles, ou des annonces absurdes, les médias tombent désormais de manière systématique dans le panneau de la communication.

Le retour prétendu de Bernard Tapie, les éructations de Robert Ménard, les vitupérations du colérique Jean-Luc Mélenchon… le plus sûr moyen d’intéresser les médias aujourd’hui, est de dire une énormité et d’attendre les cris d’orfraie des uns et des autres.

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Presse en ligne : 10 conseils pour parvenir à faire payer les lecteurs sur Internet

Publié le 14 décembre 2015, par dans Business models.
kiosque payant presse rue Angleterre

©r4vi en CC via Flickr.com

Enfants gâtés de la gratuité, nous, internautes, sommes aujourd’hui majoritairement rétifs à payer pour de l’information. Pas impossible, mais pas pour toutes les informations et pas à n’importe quel prix.

Pourquoi paierait-on pour une information qu’une foule de sites proposent gratuitement ? La concurrence des blogs et sites de “curation”, au premier rang desquels Google Actualités – qui resservent plus ou moins légalement le travail des autres – démonétise l’information. Sans parler des réseaux sociaux qui deviennent les premiers distributeurs de la presse en ligne, et prélèvent une part croissante du marché publicitaire, au détriment des producteurs.

Et pourquoi devrait-on soudainement payer pour ce que la quasi-totalité des médias ont offert pendant de longues années ?

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Croire ou ne pas croire, la raison ne fait rien à l’affaire !

religion-bouddha-mediaculture.fr

Certains athées ne peuvent s’empêcher de penser que croire en Dieu est, d’une façon ou d’une autre, un aveu de faiblesse intellectuelle. Un reliquat de superstition qui mérite mépris ou condescendance, au mieux.

Cette idée – probablement le résultat de siècles d’anticléricalisme républicain – n’est pas juste sur le plan intellectuel. Et c’est un laïc, athée, voire agnostique dans mes moments de doute, qui vous le dit.

En réalité, il n’y a pas plus de raison de croire en Dieu que de ne pas y croire. Peut-on démontrer l’existence de Dieu ? Non, c’est un fait, malgré les efforts dérisoires des partisans de l’argument ontologique. Mais peut-on démontrer l’inexistence de Dieu ? Pas davantage !

L’organisation de l’univers peut aussi bien être le fruit d’un hasard total que le résultat d’une volonté divine, quelle que soit la forme que l’on donne à cette force supérieure.
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© Cyrille Frank - Mediaculture Conseil