Presse en ligne : l’échec de Blendle sur la vente à l’article est une bonne nouvelle

Blendle jette l’éponge sur la vente à l’unité d’articles de presse. Un coup d’arrêt à un modèle d’affaire qui promettait de renouveler le lectorat, tout en générant des revenus. Heureusement, ce système qui présentait des risques socio-culturels ne tenait pas la route sur le plan économique.

L’agrégateur d’actualités néerlandais Blendle change de modèle économique à compter d’août 2019. Les clients ne pourront plus acheter d’article à l’unité, mais devront s’abonner à un accès illimité pour 9.99 euros/mois. Ceci permettra aux lecteurs d’accéder à pas moins de 161 journaux et magazines. Blendle espère atteindre 100.000 abonnés – son seuil de rentabilité – alors qu’il n’a pour l’instant que 50.000 clients occasionnels ou réguliers.

C’est un petit coup de semonce dans le Landerneau des éditeurs en ligne. Blendle, avec sa vente à l’article, faisait figure d’exception européenne et intriguait les éditeurs sur l’opportunité d’offrir eux-aussi cette possibilité aux internautes.

L’idée semblait pourtant intéressante sur le papier. Elle consistait à élargir sa base de prospects, et de récupérer des revenus substantiels par l’accumulation de micro-ventes qui n’auraient pas eu lieu s’il avait fallu acheter le journal entier, et encore moins s’abonner. Principe classique du « petits ruisseaux qui font les grandes rivières »

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