Twitter “a changé” : fin de l’utopie de la conversation géniale pour tous

Twitter n’est plus que polémiques, procès, indignations, harcèlement… L’utopie de la conversation joyeuse s’est fracassée sur la violence des rapports de force. Que s’est-il passé ?

“Twitter c’était mieux avant”, combien de fois ai-je lu récemment cette complainte de la part des anciens utilisateurs du réseau social !

Pour comprendre ce sentiment nostalgique – que je partage en partie – de la part des “early adopters”, il faut revenir aux débuts de l’outil et de ses utilisateurs.

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Médias, écoutez et engagez le public pour restaurer la confiance (2/3)

Pour restaurer ou renforcer le lien avec le public, si on commençait par l’écouter ? Ce fut une thématique récurrente du festival d’information locale qui s’est tenu à Nantes les 27 et 28 juin 2019.

La question de l’interaction avec les lecteurs est vraiment mon dada. Je suis convaincu que c’est l’un des facteurs décisifs de restauration non seulement de la confiance, mais aussi des modèles économiques des médias.

Plusieurs voix se sont exprimées en ce sens lors du FIL, à ma grande satisfaction.

Pierre France notamment, de Rue89 Strasbourg est venu expliquer comment son site s’attache à développer un journalisme d’engagement, à l’écoute du public et perçu comme utile.

1. ALLER À LA RENCONTRE DES LECTEURS-CITOYENS

Le journalisme de Rue89 Strasbourg, va assez loin dans l’action, comme le décrit son rédacteur en chef à travers quelques opérations qu’il a menées :

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Presse en ligne : l’agrégation d’actualités n’est pas la solution (mais peut être utile)

Blendle cesse la vente à l’unité d’articles de presse. Fin d’un modèle d’affaire qui promettait de renouveler le lectorat, et de générer des revenus. Mais même l’abonnement global ne suffira pas à financer les médias.

Publié le 10 juin 2019, actualisé le 2 août 2019.

L’agrégateur d’actualités néerlandais Blendle change de modèle économique à compter d’août 2019. Les clients ne pourront plus acheter d’article à l’unité, mais devront s’abonner à un accès illimité pour 9.99 euros/mois.

Ceci permettra aux lecteurs d’accéder à pas moins de 161 journaux et magazines. Blendle espère atteindre 100.000 abonnés – son seuil de rentabilité – alors qu’il n’a pour l’instant que 50.000 clients occasionnels ou réguliers.

C’est un petit coup de semonce dans le Landerneau des éditeurs en ligne. Blendle, avec sa vente à l’article, faisait figure d’exception européenne et intriguait les éditeurs sur l’opportunité d’offrir eux-aussi cette possibilité aux internautes.

L’idée semblait pourtant intéressante sur le papier. Elle consistait à élargir sa base de prospects, et de récupérer des revenus substantiels par l’accumulation de micro-ventes qui n’auraient pas eu lieu s’il avait fallu acheter le journal entier, et encore moins s’abonner. Principe classique du « petits ruisseaux qui font les grandes rivières »

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