Journaliste, consultant, formateur

Double-vérification : pourquoi les journalistes doivent absolument la respecter

douible vérification journalistique

©Andrei Zverev en CC v/ flickr.com

La double-vérification de l’information est l’une des règles de base les plus importantes du journalisme. La vitesse croissante de l’information, en partie liée à l’irruption des réseaux sociaux, bouscule hélas, ce sacro-saint principe.

« Ton info est-elle confirmée par une autre source » ? Ce precept elle l’un des plus fréquemment rabâchés en école de journalisme. L’un des piliers du métier qui ne tolère pas d’exception, ou presque.

Avant d’être claire, précise ou rapidement diffusée, l’information doit être juste. Cela semble évident et pourtant, ce principe n’est pas toujours appliqué, ni applicable, vu l’organisation des rédactions.

D’abord, il y a une confiance par délégation d’autorité auprès de l’AFP. Celle-ci produit une part importante des news pour l’ensemble de la presse et des médias. L’agence propose chaque jour des milliers de dépêches, photos et autres infographies, qui sont reprises telles quelles, par leurs clients.

Les médias ne peuvent remettre en cause la fiabilité des informations de l’AFP, ils n’en ont pas les moyens. Voilà pourquoi, la moindre erreur de l’AFP a des conséquences dramatiques sur l’ensemble des informations du pays.

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Réseaux sociaux, nouvelles technos : la fin programmée de notre mémoire ?

mémoire et cerveau, l'externalisation dangereuse ?

©hexstudio via flickr.com

Internet et les réseaux sociaux enregistrent des données prodigieuses, parfois au détriment de la vie privée. Pourtant, la valeur mémoire, elle, s’affaiblit.

(Maj le 18 février 2017 d’un article du 10 janvier 2010)

Les bases de données se sont développées de façon incroyable ces 15 dernières années, comme le montre cette infographie. Elles permettent une extension spectaculaire de notre mémoire et notre savoir.

Ainsi l’INA, la BNF via Gallica ou encore les archives de France donnent accès à notre histoire de façon très simple. Ceci, grâce aux moteurs de recherche et au téléchargement de documents.

De même, les bases documentaires comme Legifrance, le Journal officiel, ou encore les revues scientifiques de Persée, étendent nos capacités cognitives. Tout cela constitue une mémoire de la connaissance tout simplement sidérante.

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Ecrire pour être lu sur Internet : capter l’attention et être diffusé sur Google et les réseaux

Ecriture web, retenir l'attention comme un poisson clown

Retenir l’attention, sans passer pour un clown ©derstefan en CC via flickr.com

Ecrire efficacement pour le web, les réseaux sociaux et les nouveaux supports numériques (mobile, tablette). 

PUBLIC
Tout producteur de contenus : journalistes, rédacteurs, community managers, chargés de communication… dans la presse écrite ou audiovisuelle, en agence, chez l’annonceur, en freelance…

Durée 3 jours – 21 heures

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Les journalistes papier ne sont pas (tous) des dinosaures qui refusent d’évoluer

Crédit photo : Emraya via Flickr.com

Dinosaures de papier – Crédit photo : Emraya via Flickr.com

Je forme les groupes médias aux techniques web depuis plusieurs années. Au cours de mes interventions, j’ai constaté souvent le fossé culturel qui sépare journalistes et direction. Pour celle-ci, généralement, si les journalistes rechignent à évoluer vers le bi-média, c’est par résistance au changement ou fainéantise. La réalité est toute autre.

Lorsque j’arrive dans une rédaction, ou un groupe média, c’est pour expliquer concrètement comment se pratique le journalisme sur Internet ou sur les supports digitaux. Comment écrire sur le web ou le mobile, comment enrichir l’information avec du multimédia ou des infographies, comment gérer sa communauté, se servir des réseaux sociaux, de la tablette, des outils collaboratifs… Bref, je débarque avec une tonne de bonnes pratiques pour créer de l’audience, de la fidélisation et donc de la valeur pour le lecteur et l’entreprise.

Mais, le fait est que je déboule aussi avec beaucoup de travail en plus. L’accueil n’est donc pas toujours des plus chaleureux, en dépit de mon charisme et ma légendaire bonne humeur (oui, je pratique aussi la méthode Coué).

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Pourquoi la mort des célébrités – qu’on ne connaissait pas le moins du monde – nous affecte-t-elle ?

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©cyrille frank via instagram (cyceron)

Acteurs, musiciens, personnalités diverses… ils nous ont quitté brusquement et cela nous fait de la peine. Au delà de la raison objective : nous ne les connaissions pas.

Comme chaque année, plusieurs célébrités sont décédées en 2016, et certaines nous ont particulièrement ému : Pierre Tchernia, Michèle Morgan, Prince, David Bowie, George Michael … Dernièrement Carrie Fisher, qui restera à nos yeux, l’éternelle « princesse Leia ».

Mais d’où nous vient cette étonnante tristesse à l’égard de parfaits inconnus ? Nous ne les fréquentions pas dans la « vraie vie », ils étaient peut-être des salauds, vaniteux, suffisants, pervers narcissiques, allez savoir ?

Pourtant, nous leur accordons, hors quelques-uns semble-t-il, d’emblée et sans condition, une sympathie au moment où ils nous quittent. Comment expliquer ce mystère ?

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Mutation des usages : 5 défis majeurs pour les médias et producteurs de contenus

©Dries Verachtert en CC via Flickr.com

©Dries Verachtert en CC via Flickr.com

Pour faire face aux mutations d’usage majeures qui se succèdent et s’accélèrent, voici mes cinq recommandations aux médias et producteurs de contenus, pour 2017 et au delà.

1- Fragmentation des publics et des usages : ciblez et segmentez

Nous assistons depuis une quinzaine d’année à une diversification accélérée des publics et de leurs attentes. Une évolution profonde de notre société qui se traduit par la multiplication des communautés par affinités, goûts, croyances. Les fameux socio-styles de Bernard Cathelat, tentative de classement des comportements et styles de vie des individus, sont largement dépassés et inadaptés, car il y a une multitude de paramètres de choix et donc des milliers de combinaisons possible !

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Théories du complot : pourquoi elles persistent (voire se développent) ?

©Victoria Nevland en CC via Flickr.com

©Victoria Nevland en CC via Flickr.com

A l’occasion du 15e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, j’ai constaté que le complotisme se portait bien. Comment expliquer cela, à l’heure où les moyens de s’informer n’ont jamais été si faciles d’accès ?

Il faut d’emblée préciser qu’il y a des raisons objectives au développement de celles-ci, comme je l’explique dans mon article les théories du complot ne sont pas totalement irrationnelles

Les électeurs, citoyens, lecteurs doutent de plus en plus de leurs dirigeants, et pour cause ! On leur a menti très souvent : Guerre du Golfe “propre”, fausses armes de destruction massives en Irak, le nuage de Tchernobyl qui s’arrête aux frontières… Il suffit pour s’en convaincre de lire l’histoire secrète de la Ve République qui rappelle tous les scandales d’Etat plus ou moins connus. Les politiques paient ainsi le prix de leurs mensonges récurrents aux citoyens. Oui, la raison d’Etat a été utilisée de nombreuses fois pour cacher des informations aux citoyens, et évidemment pas que pour « l’intérêt supérieur de la nation ». Sur une tentative de manipulation révélée (le Watergate), combien restées ignorées ? 

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Twitter devient diffuseur TV : pourquoi cette stratégie est vouée à l’échec

Twitter lorgne sur notre bon vieux poste de TV - ©Gary Lund via Flickr.com en CC

Twitter lorgne sur notre bon vieux poste de TV – ©Gary Lund via Flickr.com en CC

En proposant la diffusion d’évènements en direct, Twitter change de paradigme. Jusqu’alors plateforme qui permettait à d’autres de communiquer, Twitter cherche maintenant à attirer une audience en propre. Cette stratégie ne sert ni les usagers, ni ses partenaires.

Twitter poursuit sa stratégie de live streaming. Le site de microblogging vient en effet de conclure un nouvel accord pour diffuser trois émissions de Bloomberg.

Ceci fait suite à ses annonces récentes d’acquérir les droits de diffusion de gros évènements américains. En 2016, Twitter va diffuser en streaming 10 matches de football américain du jeudi soir, co-diffuser les conventions démocrates et républicaines, et négocierait aussi avec la NBA et la MLS (football)…

Cet été, le réseau social a d’ores et déjà effectué des essais en diffusant les plateaux d’ESPN pendant Wimbledon. L’idée derrière l’acquisition de droits sportifs serait donc de diffuser d’un côté de l’écran l’évènement, et de l’autre les tweets qui y sont associés. Voir ci-dessous :

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Séduisante sur le papier – Twitter devenant un vrai média et non plus un agrégateur de contenus – cette stratégie semble coûteuse et vaine.

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Tendances du content marketing : le déclin accéléré des contenus « mous »

Le déclin des contenus mous ©erban en CC via flickr.com

Le déclin des contenus mous ©erban en CC via flickr.com

Le contenu de marque – réalisé en interne (brand content) ou par les médias (en propre ou « branded-content ») est désormais soumis à une féroce concurrence. Le « temps de cerveau disponible » se réduit, il faut être de plus en plus efficace, ou occuper des territoires nouveaux. 

1- La qualité de l’attention prend le pas sur la quantité

Le tsunami de contenus qui s’est abattu sur les lecteurs/consommateurs est tel, qu’il a conduit à une diminution de leur attention, avec comme corolaire, un problème d’efficacité publicitaire. Celle-ci s’est traduit par une lente érosion des tarifs sur la publicité display traditionnelle sur le web.

Le CPM n’a cessé de chuter sur les bannières et pose aujourd’hui un sérieux problème de financement des médias qui avaient opté pour ce modèle unique. Pour les annonceurs – longtemps dindons d’une farce médiatique qui surévaluait l’impact réel des campagnes – est venu le temps de produire leurs propres contenus ou de faire produire, mais avec un souci de capter l’attention réelle des lecteurs.

Côté médias, la solution principale a été jusque-là, de compenser le déclin du tarif à l’unité par le volume, ce qui a déformé les lignes éditoriales des producteurs d’information, de plus en plus tentés par des sujets « faciles », fortement apporteurs de trafic : dramatiques, polémiques, pratiques sur des sujets à fort enjeu (immobilier, classement des hôpitaux…). Une dramatisation et polémisation qui se sont accentuées avec l’apparition de Facebook pour qui la seule valeur repose jusqu’à nouvel ordre sur l’engagement (taux de clics, likes et partages).

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