Vivre en harmonie avec son développeur : petit guide de survie

"Geek" - Médiaculture ©leader_maximo via Flickr

« Geek » – Médiaculture ©leader_maximo via Flickr

Etre journaliste implique de plus en plus un travail collaboratif avec d’autres métiers : marketing, documentation et de plus en plus : informatique. Or, pour un journaleux, le « geek » n’est pas toujours d’abord facile. Voici quelques astuces pour faciliter le dialogue.

» J'en veux plus

Le poisson d’avril doit rester dans son bocal du 1er

poisson-avril 2013 ©hapal via Flickr.com

poisson-avril 2013 ©hapal via Flickr.com

Ce matin, 1er avril 2013 le poisson de 20 minutes m’a rappelé le mien, conçu dix ans plus tôt, tout à fait semblable. L’occasion de rendre hommage à cette tradition qui crée de l’implicite, du ludique et donc du lien avec le lecteur. A condition de respecter la date !

» J'en veux plus

Comment valider l’info à l’heure d’Internet et des réseaux ?

Voici un support de cours que j’ai réalisé pour des lycéens dans le cadre de la semaine de la presse 2013. Une base de discussion sur la déontologie journalistique à destination des enseignants. Vous pouvez aussi la télécharger sur Slideshare.net. 

Pour les explications, c’est plus loin dans l’article…

Le data-journalisme, c’est de l’enquête, pas du code…

Steve Doig au SPQR mars 2013

Steve Doig au SPQR mars 2013

Steve Doig intervenait le 22 mars 2013 au SPQR (syndicat presse quotidienne régionale) pour expliquer l’intérêt concret du data-journalisme pour les éditeurs. Selon lui, c’est avant tout une manière d’apporter de la profondeur d’information, à moindre coût.

Steve Doig est un grand monsieur du journalisme. Il détient une chaire de journalisme assisté d’ordinateur de la fondation Knight à l’Université d’Arizona. Journaliste au Miami Herald pendant 19 ans, son enquête sur l’ouragan Andrew a été couronnée en 1993 du prix Pulitzer.

Le data-journalisme pour Steve Doig, c’est « les sciences sociales plus les échéances » (« social sciences plus deadlines »). Le fond du travail,  c’est de la sociologie, de l’urbanisme, des statistiques sociales… Mais comme il faut aller beaucoup plus vite que dans la recherche, on emploie les outils informatiques.

» J'en veux plus

Il faut garder les commentaires, surtout les plus stupides !

 

Les commentaires pas si bêtes - Crédit deadstar via Flickr.com

Les commentaires pas si bêtes – Crédit deadstar via Flickr.com

Olivier Cimelière se demande si les commentaires, au fond, méritent encore intérêt, compte tenu du niveau global et du sabotage fréquent des trolls. Voici pourquoi je pense que oui.

Dans son excellent article, Olivier se demande si les commentaires ne sont pas plus nuisibles qu’utiles et pose la question de leur suppression, tout en plaidant surtout pour un élagage « ciblé ».

Inutile de s’étendre longtemps sur la qualité douteuse de la plupart des messages laissés sur les sites d’information. Pour avoir géré la rubrique actualité d’AOL quelques années, je sais combien certains articles sont des déversoirs de frustration, d’émotion brute, voire de haîne et de bêtise.

» J'en veux plus

Le « journalisme long » se perd ? Tant mieux !

Le "journalisme long", une fin en soi ? ©azariusrex Via Flickr.com

Le « journalisme long », une fin en soi ? ©azariusrex Via Flickr.com

 

Les grands journaux américains publient de moins en moins de longs articles (plus de 2000 mots), révèle une étude du Columbia Journalism Review. Un constat que l’on pourrait faire aussi chez nous, mais est-ce vraiment grave ? Pas nécessairement.

La fameuse revue d’études sur le journalisme américain, la Columbia Journalism Review révèle que les grands journaux nationaux américains, le New York Times, le Financial Times,  Le Los Angeles Times et le Washington Post produisent des articles moins longs qu’autrefois. Entre 2003 et 2012, le nombre d’articles comportant plus de 2000 mots a baissé de façon drastique.

» J'en veux plus

Le « data-journalisme » ne va pas tuer les journalistes, enfin, pas tous…

Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013

Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013

 

Le « data-journalisme », plus qu’un mot à la mode, n’est pas non plus la solution miracle aux problèmes de monétisation de la presse. Cette innovation bouleverse les métiers et contraint les rédactions à plus de polyvalence et de collaboration.

Nicolas Kayser-Bril animait vendredi 18 janvier une conférence au Figaro présentant le data-journalisme et sa présentation a suscité intérêt, scepticisme et crainte tout à la fois. Des réactions qui résument assez bien la palette des sentiments qui émergent quand on évoque le « journalisme de données ».

Mais, avec le « journalisme de données », de quoi parle-t-on exactement ? Ce n’est pas de l’infographie, même si elle peut s’appuyer sur ce mode de représentation pour gagner en lisibilité et agrément.

Ce qui est différent c’est l‘interactivité de l’information et la possibilité de naviguer dans le contenu pour y puiser ce qui nous concerne ou nous intéresse personnellement. Dans l’exemple ci-dessous, qui montre la densité de chômage par canton allemand depuis 2005, le lecteur a la possibilité d’indiquer son propre canton, dans la première zone de saisie. Le graphisme est au service de la lisibilité, car il permet de saisir immédiatement deux tendances : la nette amélioration de l’emploi pour une vingtaine de cantons. Et la forte disparité régionale, puisque les cantons du bas de l’infographie sont encore beaucoup plus clairs.

» J'en veux plus

Nouveaux modèles de la presse : innovons, mais sachons aussi rester de « vieux cons » !

La presse doit aussi être un peu "vieux con" - Credit ©deepblue66 via Flickr.com

La presse doit aussi être un peu « vieux con » – Credit ©deepblue66 via Flickr.com

Lundi 10 décembre à Science Po, s’est tenue une conférence très riche sur les nouvelles pratiques du journalisme. On y a beaucoup parlé de modèles économiques et des tendances pour les années à venir. On a pu aussi entrevoir quelques risques derrière les opportunités.

La première tendance totalement incontournable est celle de la forte progression de la consommation média sur mobiles. En France près de 30% des Français possèdent un smartphone selon la dernière étude du Crédoc. Si l’on compte tous les appareils permettant de se connecter en mobilité (téléphone, tablette, clé 3G, carte PCMCIA), c’est 64% de la population (de plus de 12 ans) qui accède désormais à Internet en mobilité.

Julia Beizer du Washington Post, est venue nous confirmer l’importance des mobiles pour le secteur des médias. Car les internautes sur mobiles, les « mobinautes », comme on les appelle, sont très férus d’actualité. 64 % des personnes équipées de tablettes et 62 % des mobinautes les utilisent pour consulter les news.

» J'en veux plus

Le journalisme « augmenté », ce n’est pas les outils, c’est l’humain !

Le seul outil indispensable du journaliste ? Son cerveau

Le seul outil indispensable du journaliste ? Son cerveau – Crédit photo ©noodlepie via Flickr.com

5e anniversaire réjouissant des Observateurs de France24 dans l’univers morose du journalisme français touché par deux mauvaises nouvelles consécutives : la liquidation judiciaire de l’agence Sipa et l’annonce de la fin probable d’owni.fr. Un succès indéniable du site international qui consacre définitivement le journalisme « augmenté » de la communauté. Et un salutaire rappel sur l’origine première de notre création de valeur : la vérification de l’information.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore les Observateurs de France 24, il s’agit d’une plateforme contributive entre un site d’information, France24 aidé de RFI, et des correspondants amateurs à travers le monde. L’idée est de s’appuyer sur des milliers de témoins et enquêteurs locaux pour alerter les journalistes de ce qui se passe à l’échelle du monde. Et en particulier dans des zones difficiles d’accès aux journalistes, où ils ne sont clairement pas les bienvenus.

Dans 99% des cas explique Julien Pain, rédacteur en chef des Observateurs, les contributeurs envoient spontanément des infos sur le site de France24, sous forme de textes,  photos ou videos… En ce cas, ils ne sont pas payés, mais de toutes façons, leur motivation n’est pas vénale. Ils veulent surtout alerter le monde de ce qui se passe chez eux. C’est un cri de colère et souvent un appel à l’aide pour tâcher, tant bien que mal, de faire reculer les dictatures, ou de dénoncer des exactions. Et ils sont prêts à prendre de gros risques personnels pour cela.

A la différence de nous autres, blogueurs gâtés de la démocratie opulente, gavés d’ego, eux sont bien souvent condamnés à l’anonymat et ne sont motivés que par la transmission gratuite de l’information au plus grand nombre.

» J'en veux plus

La « bonne » culture n’existe pas

La mauvaise culture

La mauvaise culture

Une partie de la culture, confisquée par les élites et la société des clercs, respecte une norme fondée sur des choix “classiques” issus de la culture scolaire. Cette hiérarchie est acceptée inconsciemment par les classes plus modestes qui subissent ainsi une forme de violence symbolique.
» J'en veux plus

1 2 3 4 5 8