Le “journalisme long” se perd ? Tant mieux !

Le "journalisme long", une fin en soi ? ©azariusrex Via Flickr.com

Le “journalisme long”, une fin en soi ? ©azariusrex Via Flickr.com

 

Les grands journaux américains publient de moins en moins de longs articles (plus de 2000 mots), révèle une étude du Columbia Journalism Review. Un constat que l’on pourrait faire aussi chez nous, mais est-ce vraiment grave ? Pas nécessairement.

La fameuse revue d’études sur le journalisme américain, la Columbia Journalism Review révèle que les grands journaux nationaux américains, le New York Times, le Financial Times,  Le Los Angeles Times et le Washington Post produisent des articles moins longs qu’autrefois. Entre 2003 et 2012, le nombre d’articles comportant plus de 2000 mots a baissé de façon drastique.

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Le “data-journalisme” ne va pas tuer les journalistes, enfin, pas tous…

Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013

Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013

 

Le “data-journalisme”, plus qu’un mot à la mode, n’est pas non plus la solution miracle aux problèmes de monétisation de la presse. Cette innovation bouleverse les métiers et contraint les rédactions à plus de polyvalence et de collaboration.

Nicolas Kayser-Bril animait vendredi 18 janvier une conférence au Figaro présentant le data-journalisme et sa présentation a suscité intérêt, scepticisme et crainte tout à la fois. Des réactions qui résument assez bien la palette des sentiments qui émergent quand on évoque le “journalisme de données”.

Mais, avec le “journalisme de données”, de quoi parle-t-on exactement ? Ce n’est pas de l’infographie, même si elle peut s’appuyer sur ce mode de représentation pour gagner en lisibilité et agrément.

Ce qui est différent c’est l‘interactivité de l’information et la possibilité de naviguer dans le contenu pour y puiser ce qui nous concerne ou nous intéresse personnellement. Dans l’exemple ci-dessous, qui montre la densité de chômage par canton allemand depuis 2005, le lecteur a la possibilité d’indiquer son propre canton, dans la première zone de saisie. Le graphisme est au service de la lisibilité, car il permet de saisir immédiatement deux tendances : la nette amélioration de l’emploi pour une vingtaine de cantons. Et la forte disparité régionale, puisque les cantons du bas de l’infographie sont encore beaucoup plus clairs.

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