Dataviz, infographies, animations interactives : la boîte à outils

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Voici une sélection d’outils gratuits grand public, des plus simples et rapides à mettre en oeuvre, aux plus compliqués et longs à maîtriser. Ils vous permettront de mettre en valeur votre propos par des contenus plus visuels et surtout plus interactifs. Datavisualisations, infographies, diaporamas, quiz, web-documentaires… 

J’ai présenté et commenté ce document auprès d’une vingtaines de journalistes de l’AJSPI (association des journalistes scientifiques de la presse d’information) le 20 mai 2015. En résumé, voici quelle était la teneur de mon propos :

Comme toujours, les outils ne remplacent pas nos cerveaux : il faut surtout avoir des informations intéressantes, intelligentes qui rendent service au lecteur : qui lui apportent du sens, des infos pratiques, du plaisir et des occasions de partager (l’information est le meilleur « carburant » social qui alimente les conversations et renforce le lien social).

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Redonner de la valeur aux contenus éditoriaux : le nouveau mix marketing

Collecter le meilleur des infos et des contenus...

collecter le meilleur des infos et des contenus… Crédit photo : ecatoncheires via Flickr.com

Submergés de contenus en permanence, stimulés tout le temps et partout, notre accoutumance nous rend plus hermétiques que jamais aux sollicitations éditoriales. Voici quelques recettes et grands principes que j’invite médias et marques à respecter pour avoir une chance d’attirer le lecteur et le fidéliser.

Nous sommes de fait littéralement submergés d’infos, et tellement courtisés par les médias et les marques pour récupérer un peu de notre attention, que cet exercice devient de plus en plus compliqué. Il passe d’abord par le respect des règles élémentaires de la communication et du journalisme : des infos justes, clairement exprimées et hiérarchisées.

Sur ce dernier point les emballements médiatiques de plus en plus récurrents nous interpellent et nous inquiètent. La recherche d’audience, de couverture, d’attention conduit à en faire trop, trop longtemps, même quand on n’a rien à dire.

Cette occupation indue du « temps de cerveau disponible » par des contenus vides ne crée pas de bénéfice réel ni durable pour le lecteur qui tôt ou tard va se lasser de cette vacuité. On le pressent déjà avec le déclin inéluctable de la télé-réalité en France, d’où les difficultés actuelles que traverse Endemol.

Or, il n’y a pas de salut hors le fameux bénéfice lecteur qui est pluriel.

Je me suis permis de réinterpréter les fameux 4P du marketing (produit, prix, place, promotion) autour de cette notion élargie de service au lecteur : Plaisir, Pratique, Pensée et Partage. Une combinaison subtile de tous ces ingrédients dans des proportions différentes selon les angles, les sujets et plus ou moins adaptés aux cibles. Un mélange délicat qui constitue ce qu’on appelle une ligne éditoriale et qui peut être cohérente ou déséquilibrée, selon le talent de funambule du rédacteur en chef…

Bonne lecture ! Et n’hésitez pas à me faire part de vos objections, remarques, critiques éventuelles. Ceci est une réflexion personnelle qui ne prétend évidemment pas à l’universalité 🙂

PS : cette présentation (enrichie) est issue de la Master class réalisée pour l’école SciencesCom de Nantes le 9 janvier 2014.

Cyrille Frank

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Crédit photo : ecatoncheires via Flickr.com

Le data-journalisme, c’est de l’enquête, pas du code…

Steve Doig au SPQR mars 2013

Steve Doig au SPQR mars 2013

Steve Doig intervenait le 22 mars 2013 au SPQR (syndicat presse quotidienne régionale) pour expliquer l’intérêt concret du data-journalisme pour les éditeurs. Selon lui, c’est avant tout une manière d’apporter de la profondeur d’information, à moindre coût.

Steve Doig est un grand monsieur du journalisme. Il détient une chaire de journalisme assisté d’ordinateur de la fondation Knight à l’Université d’Arizona. Journaliste au Miami Herald pendant 19 ans, son enquête sur l’ouragan Andrew a été couronnée en 1993 du prix Pulitzer.

Le data-journalisme pour Steve Doig, c’est « les sciences sociales plus les échéances » (« social sciences plus deadlines »). Le fond du travail,  c’est de la sociologie, de l’urbanisme, des statistiques sociales… Mais comme il faut aller beaucoup plus vite que dans la recherche, on emploie les outils informatiques.

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Le « data-journalisme » ne va pas tuer les journalistes, enfin, pas tous…

Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013

Nicolas Kayser-Bril au Figaro le 18 janvier 2013

 

Le « data-journalisme », plus qu’un mot à la mode, n’est pas non plus la solution miracle aux problèmes de monétisation de la presse. Cette innovation bouleverse les métiers et contraint les rédactions à plus de polyvalence et de collaboration.

Nicolas Kayser-Bril animait vendredi 18 janvier une conférence au Figaro présentant le data-journalisme et sa présentation a suscité intérêt, scepticisme et crainte tout à la fois. Des réactions qui résument assez bien la palette des sentiments qui émergent quand on évoque le « journalisme de données ».

Mais, avec le « journalisme de données », de quoi parle-t-on exactement ? Ce n’est pas de l’infographie, même si elle peut s’appuyer sur ce mode de représentation pour gagner en lisibilité et agrément.

Ce qui est différent c’est l‘interactivité de l’information et la possibilité de naviguer dans le contenu pour y puiser ce qui nous concerne ou nous intéresse personnellement. Dans l’exemple ci-dessous, qui montre la densité de chômage par canton allemand depuis 2005, le lecteur a la possibilité d’indiquer son propre canton, dans la première zone de saisie. Le graphisme est au service de la lisibilité, car il permet de saisir immédiatement deux tendances : la nette amélioration de l’emploi pour une vingtaine de cantons. Et la forte disparité régionale, puisque les cantons du bas de l’infographie sont encore beaucoup plus clairs.

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