Médias, ce n’est pas le moment d’abandonner les commentaires, ni l’interaction avec vos lecteurs !

Les commentaires et les interactions sur les sites d’information sont en voie de disparition. Mauvaise nouvelle pour les médias qui ne font ainsi qu’accentuer leurs difficultés, sur le long terme.

Le mouvement est assez général, en France ou francophonie et dans le monde. De nombreux éditeurs, effrayés par la mauvaise qualité des interactions – grossièretés, insultes, fausses nouvelles… ont décidé depuis environ deux ans, de supprimer les commentaires de leurs sites.

Une fois de plus, l’utopie Internet d’une société revitalisée par la technologie, en prend un coup. Non, il ne suffit pas de donner aux gens le pouvoir de s’exprimer pour créer une démocratie participative.

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Médias : votre survie ne dépend que de la confiance, et il y a danger…

Les médias en ligne – petits ou grands – ont organisé le 14 décembre 2017, leur raout annuel à la Gaîté lyrique. Y a soufflé un vent d’optimisme, même si subsistent des difficultés et des questions sur le financement de l’information, la participation en berne ou la prolifération des « fake-news ».

La 8e édition du JPEL, j’épelle « journée de la presse en ligne » s’est donc tenue à Paris, à l’initiative du Spiil, le syndicat de la presse d’information indépendante en ligne, ouf, fin des acronymes indigestes.

J’y ai senti un frémissement. Le métier d’éditeur en ligne est toujours dur, mais il y a quand même du mieux. Et disons-le clairement : c’est le changement de modèle qui en est la cause.

Pendant longtemps, nous avons cru – je m’inclue évidemment dans le lot, comme co-créateur du défunt quoi.info devenu caminteresse.fr – que la publicité pourrait financer l’information en ligne, comme elle l’a fait très longtemps sur le papier, et continue de le faire en télévision.

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Les instruits toujours mieux informés, pour les autres, il y a Facebook et Hanouna

En 2010, je dénonçais l’apparition de chapelles d’information réservées aux élites instruites, les “ghettos culturels” de riches. Sept ans plus tard, l’inégalité d’accès à l’information s’est encore accentuée.

L’information de qualité est désormais sous clef

L’ère du tout gratuit de l’information a vécu, avec la fin du mythe du financement unique par la publicité. Il ne reste guère que quelques titres en ligne comme 20 minutes pour proposer un accès entièrement gratuit à leurs contenus.

En France, 95% des quotidiens et hebdos sont passés en payant ou en modèle mixte (une partie des articles gratuits, une partie payante). C’est ce que révèle cette étude 2017 du Reuters Institute.

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Double-vérification : pourquoi les journalistes doivent absolument la respecter

douible vérification journalistique

©Andrei Zverev en CC v/ flickr.com

La double-vérification de l’information est l’une des règles de base les plus importantes du journalisme. La vitesse croissante de l’information, en partie liée à l’irruption des réseaux sociaux, bouscule hélas, ce sacro-saint principe.

« Ton info est-elle confirmée par une autre source » ? Ce precept elle l’un des plus fréquemment rabâchés en école de journalisme. L’un des piliers du métier qui ne tolère pas d’exception, ou presque.

Avant d’être claire, précise ou rapidement diffusée, l’information doit être juste. Cela semble évident et pourtant, ce principe n’est pas toujours appliqué, ni applicable, vu l’organisation des rédactions.

D’abord, il y a une confiance par délégation d’autorité auprès de l’AFP. Celle-ci produit une part importante des news pour l’ensemble de la presse et des médias. L’agence propose chaque jour des milliers de dépêches, photos et autres infographies, qui sont reprises telles quelles, par leurs clients.

Les médias ne peuvent remettre en cause la fiabilité des informations de l’AFP, ils n’en ont pas les moyens. Voilà pourquoi, la moindre erreur de l’AFP a des conséquences dramatiques sur l’ensemble des informations du pays.

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Les journalistes papier ne sont pas (tous) des dinosaures qui refusent d’évoluer

Crédit photo : Emraya via Flickr.com

Dinosaures de papier – Crédit photo : Emraya via Flickr.com

Je forme les groupes médias aux techniques web depuis plusieurs années. Au cours de mes interventions, j’ai constaté souvent le fossé culturel qui sépare journalistes et direction. Pour celle-ci, généralement, si les journalistes rechignent à évoluer vers le bi-média, c’est par résistance au changement ou fainéantise. La réalité est toute autre.

Lorsque j’arrive dans une rédaction, ou un groupe média, c’est pour expliquer concrètement comment se pratique le journalisme sur Internet ou sur les supports digitaux. Comment écrire sur le web ou le mobile, comment enrichir l’information avec du multimédia ou des infographies, comment gérer sa communauté, se servir des réseaux sociaux, de la tablette, des outils collaboratifs… Bref, je débarque avec une tonne de bonnes pratiques pour créer de l’audience, de la fidélisation et donc de la valeur pour le lecteur et l’entreprise.

Mais, le fait est que je déboule aussi avec beaucoup de travail en plus. L’accueil n’est donc pas toujours des plus chaleureux, en dépit de mon charisme et ma légendaire bonne humeur (oui, je pratique aussi la méthode Coué).

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Journalisme sportif en télévision : les 10 commandements

Les 10 commandements du journaliste télé sportif

Et toi, tu les connais tes tables ? ©Léo Reynolds en CC via Flickr.com

Etre journaliste sportif en télévision requiert des compétences linguistiques poussées et une culture générale très vaste. Voici les 10 règles les plus importantes.

1- Utilise un maximum d’anglicismes

C’est comme les chansons des Beatles : comme on comprend rien, ça sonne plus classe. Domination culturelle volontairement acceptée, violence symbolique dirait Bourdieu.

“Le coach” : entraîneur. Bah oui, la langue française, c’est mieux que les applis Apple : il y a un mot pour ça.

“Hat trick” : en français, “coup du chapeau”, soit trois buts réalisés par un même joueur au cours de la même partie. Et quand y’en a pas, on peut crier “Pas d’triiiiick” ? #memepashonte

“Supersub” : remplaçant de luxe. On entre ici sur les terres du grand jargon jargoneux pour footeux exigeant. De quoi fiche le seum’, méchant.

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Journalisme en mutation : six leçons à retenir du Journocamp, les "bidouilleurs" de l’info

Rubik's cube journocamp Google - ©Journocamp

Eloge du plaisir de la complexité chez Google aussi – ©Journocamp

Le 3 avril 2014 a eu lieu le Journocamp, premier barcamp français de journalistes (mais pas que) dans les locaux de Google, à Paris. Une centaine de membres de la communauté Google+ des « journalistes qui tâtent un peu des outils modernes » se sont retrouvés pour échanger conseils et bonnes pratiques à propos des nouveaux outils, formats ou tendances éditoriales. Voici ce que j’en retiens.

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