Journalisme sportif en télévision : les 10 commandements

Les 10 commandements du journaliste télé sportif

Et toi, tu les connais tes tables ? ©Léo Reynolds en CC via Flickr.com

Etre journaliste sportif en télévision requiert des compétences linguistiques poussées et une culture générale très vaste. Voici les 10 règles les plus importantes.

1- Utilise un maximum d’anglicismes

C’est comme les chansons des Beatles : comme on comprend rien, ça sonne plus classe. Domination culturelle volontairement acceptée, violence symbolique dirait Bourdieu.

“Le coach” : entraîneur. Bah oui, la langue française, c’est mieux que les applis Apple : il y a un mot pour ça.

“Hat trick” : en français, “coup du chapeau”, soit trois buts réalisés par un même joueur au cours de la même partie. Et quand y’en a pas, on peut crier “Pas d’triiiiick” ? #memepashonte

“Supersub” : remplaçant de luxe. On entre ici sur les terres du grand jargon jargoneux pour footeux exigeant. De quoi fiche le seum’, méchant.

» J'en veux plus

Journalisme en mutation : six leçons à retenir du Journocamp, les "bidouilleurs" de l’info

Rubik's cube journocamp Google - ©Journocamp

Eloge du plaisir de la complexité chez Google aussi – ©Journocamp

Le 3 avril 2014 a eu lieu le Journocamp, premier barcamp français de journalistes (mais pas que) dans les locaux de Google, à Paris. Une centaine de membres de la communauté Google+ des « journalistes qui tâtent un peu des outils modernes » se sont retrouvés pour échanger conseils et bonnes pratiques à propos des nouveaux outils, formats ou tendances éditoriales. Voici ce que j’en retiens.

» J'en veux plus

Redonner de la valeur aux contenus éditoriaux : le nouveau mix marketing

Collecter le meilleur des infos et des contenus...

collecter le meilleur des infos et des contenus… Crédit photo : ecatoncheires via Flickr.com

Submergés de contenus en permanence, stimulés tout le temps et partout, notre accoutumance nous rend plus hermétiques que jamais aux sollicitations éditoriales. Voici quelques recettes et grands principes que j’invite médias et marques à respecter pour avoir une chance d’attirer le lecteur et le fidéliser.

Nous sommes de fait littéralement submergés d’infos, et tellement courtisés par les médias et les marques pour récupérer un peu de notre attention, que cet exercice devient de plus en plus compliqué. Il passe d’abord par le respect des règles élémentaires de la communication et du journalisme : des infos justes, clairement exprimées et hiérarchisées.

Sur ce dernier point les emballements médiatiques de plus en plus récurrents nous interpellent et nous inquiètent. La recherche d’audience, de couverture, d’attention conduit à en faire trop, trop longtemps, même quand on n’a rien à dire.

Cette occupation indue du « temps de cerveau disponible » par des contenus vides ne crée pas de bénéfice réel ni durable pour le lecteur qui tôt ou tard va se lasser de cette vacuité. On le pressent déjà avec le déclin inéluctable de la télé-réalité en France, d’où les difficultés actuelles que traverse Endemol.

Or, il n’y a pas de salut hors le fameux bénéfice lecteur qui est pluriel.

Je me suis permis de réinterpréter les fameux 4P du marketing (produit, prix, place, promotion) autour de cette notion élargie de service au lecteur : Plaisir, Pratique, Pensée et Partage. Une combinaison subtile de tous ces ingrédients dans des proportions différentes selon les angles, les sujets et plus ou moins adaptés aux cibles. Un mélange délicat qui constitue ce qu’on appelle une ligne éditoriale et qui peut être cohérente ou déséquilibrée, selon le talent de funambule du rédacteur en chef…

Bonne lecture ! Et n’hésitez pas à me faire part de vos objections, remarques, critiques éventuelles. Ceci est une réflexion personnelle qui ne prétend évidemment pas à l’universalité 🙂

PS : cette présentation (enrichie) est issue de la Master class réalisée pour l’école SciencesCom de Nantes le 9 janvier 2014.

Cyrille Frank

Sur Twitter
Sur Facebook
Sur Linkedin

A LIRE AUSSI

 

Crédit photo : ecatoncheires via Flickr.com

La qualité des contenus ne suffira pas à sauver la presse

 

La qualité ne suffira pas à sauver la presse ©zarkodrincic vis Flickr.com

La qualité ne suffira pas à sauver la presse ©zarkodrincic vis Flickr.com

Du 5 au 7 novembre 2013 se sont tenues à Metz les 7e Assises du journalisme autour du thème « réinventons le journalisme ». Une formulation qui laisse entendre que les contenus proposés ne sont plus adaptés à la demande des lecteurs, ce qui n’est qu’un aspect du problème et sans doute pas le principal.

Pour Edwy Plenel, créateur de Médiapart et Patrick de Saint Exupéry, qui a lancé le magazine XXI, il ne s’agit pas tant de réinventer le journalisme que de revenir à ses sources. L’investigation, le reportage au long cours, la profondeur… Autant de gages de qualité selon eux, seuls susceptibles de convaincre des acheteurs.

Car c’est aussi l’un des messages forts d’Edwy Plenel depuis longtemps : le bon journalisme ne peut être gratuit, car il coûte cher à produire. Par ailleurs, rien n’est jamais gratuit et comme dirait l’autre : « si le produit est gratuit, c’est que le produit, c’est vous ». De fait, le modèle fremium en matière d’actualité sur le web s’est brisé sur la redondance de l’information, sur la concurrence de l’offre et la chute consécutive des tarifs publicitaires.

Les deux figures du journalisme à l’ancienne, forts de leurs résultats probants, invitent donc triomphalement l’ensemble de la presse à les imiter et à reprendre leurs méthodes : une presse citoyenne exigeante, sérieuse (et chère).

» J'en veux plus

Journalistes, réjouissons-nous, les machines nous piquent notre job !

Crédit photo ©Randychiu via Flickr

Crédit photo ©randuchiu via Flickr 

Les outils d’optimisation éditoriale se multiplient, les algorithmes de recommandation de contenus s’améliorent. Même l’écriture d’articles s’automatise… Il est temps de repenser le rôle des producteurs de contenus, face à cette sérieuse concurrence technologique.

La combinaison du cloud, de la mobilité et de la puissance de calcul bouleversent profondément les métiers de l’information. Les fameux algorithmes de traitement de l’information, de plus en plus performants sur le plan sémantique, sont désormais capables d’agréger des contenus de manière automatique, voire même, d’écrire tout seuls !

» J'en veux plus

Vivre en harmonie avec son développeur : petit guide de survie

"Geek" - Médiaculture ©leader_maximo via Flickr

« Geek » – Médiaculture ©leader_maximo via Flickr

Etre journaliste implique de plus en plus un travail collaboratif avec d’autres métiers : marketing, documentation et de plus en plus : informatique. Or, pour un journaleux, le « geek » n’est pas toujours d’abord facile. Voici quelques astuces pour faciliter le dialogue.

» J'en veux plus

Le Monde se lance à la conquête de nouveaux abonnés et des nouveaux usages

L'édition de type print ©Le Monde

Le Monde a dévoilé vendredi 5 avril la nouvelle formule en ligne dédiée à ses abonnés. Un an après avoir relifté la version gratuite, le groupe cherche à consolider son modèle mixte en étoffant son offre payante, afin de recruter de nouveaux abonnés.

Le monde.fr compte quelque 40 000 abonnés 100% digitaux, et environ 60 000 abonnés papier qui ont activé leur abonnement digital. L’objectif affiché est de quintupler ce chiffre en trois ans, soit de recruter 200 000 abonnés purement numériques, explique Louis Dreyfus, président du directoire.

L’effort a été porté sur une ergonomie de lecture plus grande et la prise en compte des nouveaux usages sur PC, tablette et mobile. Tout en conservant ce qui fait l’adn du Monde : la hiérarchisation de l’information.

» J'en veux plus

Le poisson d’avril doit rester dans son bocal du 1er

poisson-avril 2013 ©hapal via Flickr.com

poisson-avril 2013 ©hapal via Flickr.com

Ce matin, 1er avril 2013 le poisson de 20 minutes m’a rappelé le mien, conçu dix ans plus tôt, tout à fait semblable. L’occasion de rendre hommage à cette tradition qui crée de l’implicite, du ludique et donc du lien avec le lecteur. A condition de respecter la date !

» J'en veux plus

1 2 3 4