Révolutions de l’information : comment la technologie a tué le cyberflâneur

La technologie a produit plusieurs révolutions de l’information. La recherche par mots-clés a consacré la logique utilitaire. Puis sont venus Facebook et le smartphone pour enterrer la navigation aléatoire, la sérendipité.

L’internaute ne subit plus l’agenda des informations descendantes en provenance des médias traditionnels (presse, radio, télé, web). Depuis les années 2000, et l’apparition des moteurs de recherche, AltaVista d’abord, détrôné vite par Google, il opère ses propres choix. Désormais il va chercher les informations qui l’intéressent sur des sujets et des préoccupations personnelles. 

Avec la recherche web, s’est développé un usage beaucoup plus fonctionnel d’Internet. Fini les déambulations et la flânerie web, désormais on directement sur la page qui nous intéresse et qui correspond à notre besoin précis : “mal de dos”, “vélo électrique” etc. 

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Twitter “a changé” : fin de l’utopie de la conversation géniale pour tous

Twitter n’est plus que polémiques, procès, indignations, harcèlement… L’utopie de la conversation joyeuse s’est fracassée sur la violence des rapports de force. Que s’est-il passé ?

“Twitter c’était mieux avant”, combien de fois ai-je lu récemment cette complainte de la part des anciens utilisateurs du réseau social !

Pour comprendre ce sentiment nostalgique – que je partage en partie – de la part des “early adopters”, il faut revenir aux débuts de l’outil et de ses utilisateurs.

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Information locale : produire des contenus plus accrocheurs et engageants (1/3)

Quels contenus pour séduire le lecteur de presse locale à l’heure de l’infobésité ? C’était l’une des questions auxquelles ont répondu les intervenants du festival de l’info locale, à Nantes les 27 et 28 juin 2019. Formats longs, podcasts, stories, newsgames… Les conférences et débats ont fourmillé d’idées et de conseils.

Dense, riche, concret orienté. Voilà la première impression qui me vient à l’issue de ces deux jours passionnants dans les magnifiques locaux de Sciences Com. Jugez plutôt : près de 70 ateliers, débats ou conférences, 80 intervenants francophones et anglophones… Le tout organisé à un rythme soutenu, sans doute influencé par les Media Speed Training organisés par le même Ouest Medialab tous les ans.

Il valait donc mieux ne pas traîner dans les couloirs entre chaque session, pour ne rien rater ! Et avoir bien fixé ses priorités car trois événements avaient lieu simultanément.

La bonne idée des organisateurs : concevoir la programmation en cinq thèmes qui touchaient aux différentes problématiques des médias (et pas que l’aspect éditorial) :

  • Développer ses contenus
  • Interagir avec le public
  • Animer ses équipes
  • Monétiser ses contenus
  • Diversifier ses activités

PREMIER VOLET : LES CONTENUS ET FORMATS ACCROCHEURS ET ENGAGEANTS 

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Le journalisme de solutions : réconcilier les lecteurs avec l’actualité est une urgence !

Le journalisme de solutions est devenu une nécessité démocratique et économique pour renouer le lien avec les lecteurs. Ce n’est pas une édulcoration du monde, encore moins le “journal des bonnes nouvelles”.

Le journalisme de solutions, autrement appelé constructif ou d’impact, est l’une des réponses nécessaires de la profession. Celle-ci fait face à un danger particulièrement inquiétant : le désintérêt croissant vis à vis de l’actualité.

Le Reuters Institute, dans son étude annuelle de 2019 (étude pdf), a interrogé pas moins de 75.000 personnes dans 38 pays. 32% d’entre elles, évitent régulièrement ou parfois les actualités, un chiffre en augmentation de trois points depuis deux ans.

Rapport Reuters 2019

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Economie de l’attention : il faut cibler et contextualiser davantage les contenus !

economie-attention-mediaculture-frFace à une concurrence toujours plus grande, l’enjeu des producteurs de contenus est de maximiser l’attention et l’engagement des lecteurs. Cela passe par des sujets et formats plus impactants, mais aussi par un meilleur ciblage et prise en compte du contexte de réception.

La conquête du fameux “temps de cerveau disponible” de Patrick Le Lay est plus que jamais d’actualité, à l’heure de la surabondance des contenus et messages communicationnels (il ne faut pas oublier les chats, sms et autres discussions sociales). Comme le souligne Clara Schmelck, En 2014, le temps de lecture accordé à un article de presse était cinq fois moins important qu’il y a dix ans.

Pour conquérir cette attention, les médias et de plus en plus les marques, via le “brand-content”, multiplient les formats attractifs, ludiques, “plaisir”. En témoignent la profusion des infographies, quiz, cartoon et autres vidéos “fun” sur les réseaux sociaux. On a assisté en ligne à une forme de contamination des contenus légers, LOL et buzz. Une sorte de “Buzzfeedisation” de la presse en ligne, pour reprendre l’image de Nicolas Becquet. Mais le seuil de qualité et d’originalité requis, pour avoir une chance d’émerger de la masse, s’élève.

L’autre solution consiste à booster l’impact de ses contenus en optimisant la contextualisation et la personnalisation des contenus créés.

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Réseaux sociaux : panorama des outils, usages, tendances, bonnes pratiques

Réseaux sociaux chiffres tendances 2013 - mediaculture.fr

réseaux sociaux en aquarelle – ©Rrauhoelle en CC via flickr.com

Un petit point sur l’usage des principaux réseaux sociaux français, leurs forces et faiblesses, les tendances à venir. Et pour finir 15 recommandations pour animer ses communautés.

  • Facebook est toujours ultra-dominant en termes de couverture et de temps passé, même si les jeunes commencent à s’en lasser et tendent à migrer sur Twitter notamment
  • Twitter reste un outil élitiste même s’il est colonisé par une partie des jeunes qui le détournent à des fins de SMS public
  • Progression de Google Plus, surtout sur des cibles professionnelles (communicants, geeks, journalistes, marques…)
  • Youtube domine très largement Dailymotion, même si le réseau video américain offre moins de fonctionnalités que le Français
  • Linkedin a clairement pris l’ascendant sur Viadeo en France aussi, en raison d’une offre gratuite plus importante et d’une plus grande capacité à innover (notamment sur mobile)
  • Tumblr : une croissance fulgurante mais attention au déclin récent suite au rachat de Yahoo
  • Pinterest est quasi inexistant en France, c’est Instagram qui cartonne

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Relookeur social

– “Non monsieur Barnach… Sincèrement…

– “Barnatché ! Barnatché !… C’est basque ! ..”

-“Hum, oui…Monsieur BARNATCHEE… [putain le con, me lâche pas les miennes…], je ne voudrais pas que l’on parte sur de mauvaises bases. Je ne peux pas faire ce que vous me demandez… C’est comment dire… immoral, inacceptable, contraire à la déontologie de ma profession, c’est…”

– “Haha, je vous vois venir vous… C’est quoi la rallonge qui fait défaut à votre conscience ? 10, 15… 20 000 pops ?”

– “…” Monsieur Barnatch”

“Barnatchéééé !!!”

“Oué… Monsieur B. Ecoutez-moi. Il y a des choses que nous ne pouvons  nous permettre. Il y a des principes que cette agence ne peut baffouer, c’est une question d’éthique, de respect de soi, de mora…..”

“50 000 ?”

“…”

“Monsieur Barnatché… Je suis frappé… Tant d’insistance… Cette volonté que vous avez… Vous devez être en situation de détresse… Qu’espérez-vous de moi ?”

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fin de soiree numerique

Fin de soirée numérique

23h. Le faisceau de suggestions publicitaires est déconnecté. L’ingénierie olfactivo- sonore est hors ligne. C’est fini, le client est parti.

Putain de journée. Putain de client. Putain de loyer.

Enfoiré … de Barnatschhhh. Connard des îles. Basque mon cul. Encore un empaffé de Hongrois… Pas prêt d’intégrer la CECS*(1) …Tu parles d’un sexe. Il est en train de bien me le fourrer, le salopard de magyar plein aux as. C’est pas lui qui se tapera la taule si je me fais chopper. Et il est là à m’agiter ses jetons sous le nez… C’est dégueulasse de jouer sur la vénalité des petits.

Il l’aura son identité parfaite, le con. Opération lissage de profil sur tous les réseaux sociaux. Sa popularité va faire Bing.

Il me dégoûte. Je me dégoûte.
Merde, 50 000 , ça se refuse pas ? Ahhh, j’aurais pu faire le beau, le grand seigneur “non monsieur, moi je ne mange pas de ce pain là… blabla, bloblo…”

La vérité, c’est que je tuerais à ce tarif. Et là, j’ai juste à rehausser la vie d’un médiocre. Lui donner un peu de lustre et de matière. Je risque 15 ans de prison, mais bon, on se sort pas de merde en escarpins. Je vais prendre un petit raccourci de popularité, c’est tout.

Y’a quand même plus salaud que moi… payé moins cher. Faut juste que je me fasse pas prendre. La DRIN* (2) n’a pas encore sonné, mais jusqu’à quand ?

Ok, 50 000. Deux jours. Concentrons-nous un peu.

Dans la famille des gros beaufs, je voudrais… Monsieur Barnatchééé.

Commençons par ajouter des études supérieures… INPEC (Institut national de perfectionnement en éducation consensuelle), le must du must. Mmm…Trop élévé , pas crédible ? Rhooo… Avec cette médaille en chocolat, les autres ouvriront grand leurs bras. Si on leur présentait un phacochère, armé du Césame… ils le feraient pioncer dans leur lit.

Donc aucune lettres mmm. Collons y une petite citation des familles. “pourquoi pas: ” La volonté de dominer est l’’euphémisme de nos finitudes” oué… ça veut rien dire mais c’est joli, et ça sonne intelligent. Avec ça, Barnasdjé’ va chopper grave.

Fréquentations… Club des organiseurs du peuple (COPS) … Si avec  ce profil, il emballe pas… faut que je change de métier… Ils vont aimer les moutons, c’est sûr. Ca panurge à mort.

Cinq ans que je fais le pied de grue pour intégrer l’élite copsienne  et c’est moi qui aide les autres à y entrer…  Chié…je suis trop bon.  Trop con… Bon, trop pétochard…  Salopard de pollack ! Je vais le faire cracher !

Maintenant,  passons aux choses sérieuses. Intégration de photos 3D , modifications vocales, effacement des sites, témoignages factices… Monsieur Barnatché, vous êtes désormais un homme respectable, spirituel et populaire. Et accessoirement un gros porc, mais je serai le seul à savoir. Quelle supériorité ça me donne sur l’espèce humaine… pathétique.

50 000 pops, c’est pas cher payé, je lui en ai donné pour au moins 500 000.
Bon, c’est au black, soyons pas chien.

Mais pourquoi, c’est toujours les salauds de riches qui en profitent ?

Paris, 24 septembre 2018

(1) Communauté Européenne de Culture Semblable
(2) *Direction de la Répression des Infraction Numériques

Cyrille Frank aka Cyceron

Crédit photo via Flick’r Ilde Casotti et Flickruser2

Cette nouvelle inaugure une série que je vais consacrer au fil de l’eau à ma vision du futur, à plus ou moins long terme. Elle n’a aucun prétention littéraire. Juste une façon d’exprimer un point de vue de manière plus ludique.