Le bonheur pour tous, la géniale invention libérale et totalitaire

Les injonctions au bonheur foisonnent sur les réseaux sociaux via les visuels inspirationnels, notamment. On les retrouve aussi dans l’abondante littérature en développement personnel, ou même en entreprise. Et pour cause : c’est une invention du libéralisme, pour son propre bien.

Dans son excellent billet, Sophie Gourion se demande si le bonheur est soluble dans les visuels aspirationnels.

« Du « chief hapiness officer » à tous les gourous du développement personnel et autres vendeurs de pelles : tout le monde a compris qu’il y avait un potentiel de business fructueux derrière la promesse du bonheur ».

Sophie souligne fort justement le côté très culpabilisant de ces injonctions au bonheur qui pullulent sur les réseaux sociaux, comme ci-dessous : « Le bonheur ne résulte pas de ce que l’on obtient, mais de ce que l’on donne”.

Toutes ces petites phrases apparemment anodines et positives constituent en réalité une double peine pour la personne qui les lit . « Non seulement elle souffre mais elle culpabilise en se disant qu’elle ne doit son malheur qu’à elle-même » explique Sophie avec justesse.

Et pour cause : elles sont le fruit du néo-libéralisme anglo-saxon.

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Information locale : produire des contenus plus accrocheurs et engageants (1/3)

Quels contenus pour séduire le lecteur de presse locale à l’heure de l’infobésité ? C’était l’une des questions auxquelles ont répondu les intervenants du festival de l’info locale, à Nantes les 27 et 28 juin 2019. Formats longs, podcasts, stories, newsgames… Les conférences et débats ont fourmillé d’idées et de conseils.

Dense, riche, concret orienté. Voilà la première impression qui me vient à l’issue de ces deux jours passionnants dans les magnifiques locaux de Sciences Com. Jugez plutôt : près de 70 ateliers, débats ou conférences, 80 intervenants francophones et anglophones… Le tout organisé à un rythme soutenu, sans doute influencé par les Media Speed Training organisés par le même Ouest Medialab tous les ans.

Il valait donc mieux ne pas traîner dans les couloirs entre chaque session, pour ne rien rater ! Et avoir bien fixé ses priorités car trois événements avaient lieu simultanément.

La bonne idée des organisateurs : concevoir la programmation en cinq thèmes qui touchaient aux différentes problématiques des médias (et pas que l’aspect éditorial) :

  • Développer ses contenus
  • Interagir avec le public
  • Animer ses équipes
  • Monétiser ses contenus
  • Diversifier ses activités

PREMIER VOLET : LES CONTENUS ET FORMATS ACCROCHEURS ET ENGAGEANTS 

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