Le bonheur pour tous, la géniale invention libérale et totalitaire

Les injonctions au bonheur foisonnent sur les réseaux sociaux via les visuels inspirationnels, notamment. On les retrouve aussi dans l’abondante littérature en développement personnel, ou même en entreprise. Et pour cause : c’est une invention du libéralisme, pour son propre bien.

Dans son excellent billet, Sophie Gourion se demande si le bonheur est soluble dans les visuels aspirationnels.

« Du « chief hapiness officer » à tous les gourous du développement personnel et autres vendeurs de pelles : tout le monde a compris qu’il y avait un potentiel de business fructueux derrière la promesse du bonheur ».

Sophie souligne fort justement le côté très culpabilisant de ces injonctions au bonheur qui pullulent sur les réseaux sociaux, comme ci-dessous : « Le bonheur ne résulte pas de ce que l’on obtient, mais de ce que l’on donne”.

Toutes ces petites phrases apparemment anodines et positives constituent en réalité une double peine pour la personne qui les lit . « Non seulement elle souffre mais elle culpabilise en se disant qu’elle ne doit son malheur qu’à elle-même » explique Sophie avec justesse.

Et pour cause : elles sont le fruit du néo-libéralisme anglo-saxon.

» J'en veux plus